Votre prochain client est en train de planifier son voyage. Il n’a pas ouvert Google. Il n’a pas tapé votre nom. Il a demandé à son agent IA. Et cet agent a répondu, avec ou sans vous.IA agentique : le mot qui est partoutL’IA agentique ! Le terme s’est installé partout : conférences, fils LinkedIn (en tout cas le mien), plans stratégiques. Le successeur officiel de « GenAI » et autres acronymes qu’on a tous dû apprendre en marche. À ne pas confondre avec un retour de « l’argentique » en photo... ?
Mais derrière les effets d’annonce, il y a quelque chose de réel et qui va durer. Alors dans ce premier dossier, on va poser les bases : ce que c’est vraiment, ce qui se passe concrètement, et ce que ça change pour nos métiers. Allez, c’est parti !
L'expresso
Un agent IA, c'est un système qui
perçoit, raisonne, agit et apprend, en boucle, pour atteindre un objectif. La différence avec un assistant comme ChatGPT tient en une phrase :
l'assistant exécute vos instructions, l'agent poursuit vos objectifs, en se connectant directement à vos outils (réservation, CRM, données).
Et pour le tourisme, le sujet est déjà concret : la demande de voyage se forme de plus en plus chez ces agents (les Apps de ChatGPT, Booking, Expedia, Evaneos...), à partir de vos données... ou sans elles.
L’IA agentique n’est pas si nouvelle (et c’est important de le savoir)Le Conseil de l’Intelligence Artificielle et du Numérique (CIANum pour les intimes) a publié début 2026 une note sur le sujet. Son titre : « L’IA agentique n’est pas vraiment nouvelle ».
Du coup, avant de parler d’agents IA, on va parler de... Shakey. Pourquoi ? Parce que ce robot, développé en 1966 au Stanford Research Institute, combinait déjà perception, raisonnement et action. 3 des 4 piliers de ce qu’on appelle aujourd’hui l'IA agentique. Le quatrième, apprendre, c’est ce que les grands modèles de langage ont ajouté. Pour rappel, 60 ans de recherche séparent Shakey de ChatGPT.
Et voici Shakey ! Il est beau non ? Hum... Je ne le connaissais pas avant de lire l’article mais j’ai trouvé ça assez intéressant.Et c’est Andrew Ng, l’un des pionniers mondiaux de l’IA, qui a remis le terme « agentic AI » au goût du jour en 2024. Depuis, les annonces s’enchaînent à un rythme qui donne le vertige.
Pourquoi maintenant ? Parce que 3 éléments se sont alignés simultanément :
La puissance des
grands modèles de langage (GPT, Claude, Gemini, Mistral AI... dans leurs dernières versions) a atteint un seuil suffisant pour raisonner et planifierL'
infrastructure cloud permet de faire tourner ces modèles en continu, à grande échelle, à un coût qui baisse chaque trimestre (coût financier, pas environnemental…)Des
protocoles d’interopérabilité émergent pour que les agents puissent se connecter à vos outils et systèmes existants. Le plus connu, c’est le
MCP (Model Context Protocol), que l’on verra après. Un autre, le
A2A (Agent-to-Agent, développé par Google), va encore plus loin : il permet à des agents IA de collaborer entre eux, de se déléguer des tâches.
Si on résume : Ce n’est pas une révolution soudaine, mais plus une accumulation de progrès et ça devient aujourd’hui vraiment utilisable.
Et si vous cherchez un signe, il y a un nom, une date et un tweet :
Peter Steinberger is joining OpenAI to drive the next generation of personal agents. He is a genius with a lot of amazing ideas about the future of very smart agents…