Ce contenu a été partagé en avant-première avec les abonnés de la newsletter. À l’heure où les voix de synthèse deviennent indiscernables de l’humain, j’ai voulu explorer comment cette technologie peut réellement servir nos métiers. Voir le numéro complet →Voix et IA dans le tourisme : Parler à une machine ? Vraiment ?
Parler à une machine ? Il y a encore quelques années, ça paraissait étrange. Aujourd’hui, c’est presque devenu banal. Et si l’on en croit les chiffres, 70% des français utiliseraient les commandes vocales couramment1.
L’IA vocale est un marché en pleine croissance. Et dans le tourisme, les assistants vocaux pourraient trouver rapidement leur place dans des usages très concrets : accueil et échanges avec des touristes étrangers, médiation culturelle, amélioration de l’expérience client… Le champ des possibles est assez vaste et des cas d’usages existent déjà.
Et si le vocal devenait demain une interface à part entière ? Un moyen de naviguer, réserver, dialoguer, vivre une expérience… sans clavier, sans écran. Une interface simple, intuitive et finalement très puissante.
Ce qui est sûr, c’est que la voix est un formidable terrain de jeu pour enrichir l’expérience. Plus fluide, plus naturelle… et parfois même saisissante ! On va le voir, ou plutôt l’écouter, ensemble :)
Mais attention, ce n’est pas parce que “ça parle bien” que “ça dit quelque chose d’utile”. Comme souvent avec l’IA, tout repose sur les données, l’intention… et ce qu’on en fait.
Dans ce dossier, je vous propose d’explorer ce que vous pouvez déjà tester, ce qui arrive très vite et ce qu’il vaut mieux comprendre avant de se lancer. Avec des exemples concrets, des outils accessibles, quelques garde-fous… et, comme toujours, une bonne dose de curiosité :)
De la voix robotique à l’émotion : pourquoi tout change maintenantVous vous souvenez des voix bien robotiques des premiers GPS et des répondeurs automatiques impossibles à interrompre (“Pour le service sinistres, tapez 3”) ? Ça peut encore exister mais c’est bientôt de l’histoire ancienne...
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Petit rappel : les premiers assistants vocaux comme
Siri ou
Alexa sont apparus dans les années 2010. Autant dire la préhistoire à l’échelle du numérique :)
Aujourd’hui, l’IA vocale a franchi un cap. Fini la lecture monotone d’un texte, on entre désormais dans l’interprétation. Certaines IA modulent leur voix, adaptent le rythme, l’intonation… et injectent même un semblant d’émotion. On discute, elles écoutent, elles répondent. Et parfois, on en oublierait presque qu’il n’y a personne à l’autre bout du fil. Bon, là j’exagère un peu… quoique.
Clin d’œil cinéma : Her (2013)Dans ce film d’anticipation, Joaquin Phoenix tombe même amoureux d’une voix d’IA. 12 ans plus tard, la frontière entre fiction et réalité se fait très mince…
Et ce n’est pas tout, certaines solutions vont encore plus loin. Elles peuvent traduire votre voix dans une autre langue tout en gardant votre timbre, votre style, votre phrasé. Je vous en parlais déjà dans le tout premier numéro de la newsletter, en mars 2024, avec la solution Heygen. Vous vous entendez parler japonais, italien, allemand (plus de 30 langues disponibles), avec synchronisation des lèvres, tonalité fidèle… le tout sans passer une heure sur Duolingo :)
Aussi impressionnant… que troublant.
Performance, naturel et coût : les 3 piliers d’une révolution accessibleSi l’IA vocale devient un sujet, ce n’est pas un hasard. C’est la combinaison de 3 avancées importantes qui fait toute la différence :
1. Les modèles sont devenus plus performants, ils comprennent mieux ce que l’on dit, savent quand se taire, quand relancer et formulent leurs réponses en une ou…