Publications
Fonds documentaire
S'attaquer aux traînées de condensation pourrait retarder de 10 ans le réchauffement climatique dont l’aviation est responsable.
Ce communiqué de presse publié par la Fédération européenne pour le transport et l'environnement (T&E) s'appuie sur deux études récentes pour démontrer qu'éviter la formation des traînées de condensation des avions pourrait retarder de dix ans la contribution de l'aviation au réchauffement climatique. Bien que ces effets dits « non-CO₂ » aient un impact comparable aux émissions directes de dioxyde de carbone tout en étant générés par une infime part des vols (seulement 3 % en 2019), ils ne font encore l'objet d'aucune contrainte réglementaire majeure malgré des bases scientifiques jugées suffisamment solides pour agir. Le document détaille ainsi une feuille de route opérationnelle et politique visant un déploiement progressif dès 2032 sur les périodes et zones à faible trafic, ce qui exige des adaptations techniques chez les compagnies comme chez les contrôleurs aériens, ainsi qu'une campagne d'essais à grande échelle estimée à 100 millions d'euros. Enfin, T&E appelle les pouvoirs publics, en particulier la France et l'Union européenne, à soutenir activement ces expérimentations et à mettre en place des incitations réglementaires, tout en rappelant que cette mesure ciblée et peu coûteuse doit impérativement compléter la réduction directe des émissions de CO₂ plutôt que s'y substituer.