Il semble que l'on puisse définir l'existence d'un “patrimoine sportif naturel” par l'usage sportif d'un site naturel. En effet, aussi naturel que soit le patrimoine, sa définition reste éminemment culturelle du fait de son élection par les hommes. Les sportifs, qui sont de plus en plus nombreux à investir la nature, choisissent des lieux nettement identifiés, associant une dimension culturelle, liée à leur activité de pratiquant, à une dimension esthétique, liée aux espaces recherchés. La sélection des sites se définit donc entre ces deux critères, parfois contradictoires, que sont la beauté des lieux et leur technicité. Répondant à ces exigences, certains sites dantesques, chefs-d'œuvre de la nature, font l'objet d'une appropriation par les sportifs. La fonction touristique des sites susceptibles de constituer un patrimoine sportif naturel semble sujette à de nombreuses remises en cause. Celles-ci sont liées, d'une part, à son manque de reconnaissance par les pouvoirs publics et, d'autre part, à sa gestion délicate, entre consommation touristique et préservation de l'environnement.