À l'instar de la slow food, le tourisme lent vise à combiner respect de l'environnement (en l'occurrence, la réduction des émissions de gaz à effet de serre des transports touristiques), préservation des spécificités locales et plaisir (de voyager). Au-delà du concept, son contenu précis reste pourtant largement à réinventer : s'agit-il de voyager moins loin, moins souvent ? de partir plus longtemps ? de voyager en train ? ou simplement de prendre son temps ? Si le “ralentissement des mentalités”, qui rendrait possible l'émergence d'un tourisme plus lent, n'est pas dans le courant dominant, quelques prémices laissent entrevoir un changement.