Nées des réflexions des ingénieurs de l'industrie, les sciences du danger – appelées les cindyniques – ont mis l'accent sur l'analyse des défaillances techniques et des erreurs humaines. Aujourd'hui se pose le problème de leur adéquation au tourisme, en raison de la multitude des acteurs et des variables en jeu, comme une croissance mal maîtrisée, des risques de natures très différentes, résultant de la pratique des loisirs dangereux et susceptibles d'occasionner des accidents, la non-sécurisation de voyages et de transports dans des pays lointains, ainsi que les multiples aléas climatiques, sanitaires ou politiques difficilement prévisibles. Afin de concevoir une gestion de la sécurité adaptée à ces activités, on devra concilier l'inflation de textes réglementaires et les difficultés de leur mise en œuvre, les enjeux de l'offre de sécurité, ses mécanismes et la maîtrise la plus efficace de leur chaînage stratégique.